Être parents…toute une école!

« Personne ne peut nous apprendre à être de bons parents… »

« Chaque enfant d’une même fratrie a des parents différents… »

« Il n’y a pas d’école pour les parents… »

« On a toujours l’impression d’être jugé dans la rue… »

« Notre rôle de parents est sans cesse remis en question… »

 

Voici quelques phrases qui reviennent souvent dans les conversations entre pères/mères qui se posent des questions sur la façon d’éduquer leurs enfants. Nous avons du mal à accepter les conseils d’autres parents ou professionnels sur la façon dont on élève nos enfants. Nous voulons prouver que nous sommes capables, seuls, de remplir cette mission. Et pourtant, le secret est justement de ne pas se sentir seul. Il faut pouvoir s’appuyer sur des ressources extérieures.

Notre rôle de parents s’inscrit donc sur deux axes : horizontal et vertical. L’axe horizontal représente notre vie de couple et celui vertical notre inscription dans la lignée transgénérationnelle, à la suite de nos propres parents et grands-parents. Nous cherchons parfois, dans notre vie de couple, à réparer cette lignée, mais nous avons en réalité besoin de nous sentir bien sur ces deux axes, car il est difficile que l’un puisse remplacer l’autre.

Ainsi, une jeune femme a besoin d’entendre de sa propre mère qu’elle sera à son tour une bonne mère. « Tu te débrouilleras très bien avec tes enfants, tu as vraiment ce côté maternel, je te vois très bien avec ton petit bébé dans le creux de tes bras… ». Ces quelques mots, accompagnés de l’attitude congruente qui va avec, permettent à la jeune femme de se projeter dans ce projet d’avoir des enfants et de devenir mère à son tour. De même, elle a besoin d’entendre de son conjoint qu’il a confiance en elle, qu’il est sûr qu’elle sera une bonne mère pour leurs enfants, s’il veut des enfants avec elle c’est justement qu’il est serein et qu’il est heureux de partager cela avec elle.

Si nous ne nous sentons pas validés sur l’un de ces deux axes, nous chercherons sans cesse soit à prouver que l’autre avait raison, que nous n’étions pas dignes d’endosser ce rôle : « Ma mère avait raison, elle m’a toujours dit que je ne serai pas une bonne mère, et voilà ce que ça donne aujourd’hui ! », soit à démontrer que malgré cela nous avons su être un père/une mère digne de ce nom. Cependant, dans ce dernier cas, nous serons d’avantage dans la démarche de vouloir prouver quelque chose plutôt que de faire confiance à ce que nous sentons qu’il est bon de faire. Nous serons sans cesse dans le doute et la compétition, au risque de se sentir jugé à chaque faux pas, plutôt que dans la confiance en soi et la sérénité de savoir que nous avons le droit à l’erreur sans remettre en cause notre capacité à remplir notre mission!

 

Futurs grands-parents, montrez à vos enfants que vous leur transmettez avec confiance et fierté le rôle de parents, et maris et femmes, soutenez votre conjoint dans ce sens !

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