Attention : vous n’êtes pas le thérapeute de votre conjoint

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Transcription de la vidéo :

Souvent quand je reçois des couples face à moi, je retrouve deux excellents thérapeutes. Les conjoints ont souvent la sensation de parfaitement connaître l’autre et de l’avoir complètement analysé. Lorsqu’ils font ensuite part de leur analyse à leur conjoint, ils affirment que le conjoint résiste à l’analyse uniquement en refusant de le reconnaître.

Attention !

Beaucoup possèdent les qualités pour être psychologue, je n’en doute pas. Cependant, et je suis très bien placée pour le dire, on est très mauvais thérapeute avec son conjoint. Je pense qu’il ne faut même pas essayer, c’est perdu d’avance. Il vaut bien mieux avoir un regard extérieur.

N’essayez pas d’être le thérapeute de votre conjoint.

Et attention car vous pouvez attribuer à votre conjoint de mauvaises intentions, parce que vous l’avez tellement bien analysé que vous êtes sûr que c’est ça. Vous pouvez dire à votre conjoint « tu es tout le temps en colère », « je sais que tu réagis ainsi lorsque je te dis ça », « c’est parce qu’avec tes parents cela se déroulait comme ça, alors maintenant tu nous le fais payer dans la famille ». Ce sont des mots qui peuvent être très durs et votre conjoint peut le vivre comme une vraie injustice.

Souvent, cela va cristalliser le conflit parce que votre mari ou votre femme va nier vos propos : « Mais pas du tout, je ne suis pas en colère », ou « Mais non, mes parents ce n’était pas comme ça ». Et là vous allez lui rétorquer : « tu vois bien que tu es en colère », « tu vois bien que ça t’énerve, et en général quand on dit des choses qui énervent cela veut dire que c’est la réalité ». Et vous pouvez entrer dans un cercle vicieux de reproches qui est très néfaste pour le couple.

Quand votre conjoint vous dit que ce que vous dites n’est pas vrai, ou que ce que vous avez l’impression qu’il ressent n’est pas réellement ce qu’il ressent, n’insistez pas. Dites-vous plutôt que vous n’êtes peut-être pas sûr en vérité de vos propos. Peut-être que vous n’êtes pas assez dans l’écoute. Allez plutôt à la rencontre de l’autre en vous disant que vous ne le connaissez peut-être pas si bien que ça. Cela vaudrait le coup d’aller à la rencontre de l’autre plutôt comme un ami. Une nouvelle personne que vous allez découvrir et non pas une personne que vous avez depuis 20 ans en thérapie et que vous connaissez parfaitement.

On ne peut pas être thérapeute de son mari ou de sa femme. Alors n’essayez pas de l’être, cela ne sera pas d’une grande aide. Cela aura plutôt tendance à cristalliser la tension du conflit.

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