Comment gérer la jalousie entre frères et soeurs ?

Les accompagnements pour aller plus loin :

Transcription de la vidéo :

Un thème que je tenais absolument à aborder, c’était la jalousie dans la fratrie.

C’est important déjà parce que par rapport à notre vie de tous les jours, avec ces enfants qui se disputent, qui se chamaillent, c’est compliqué. En plus, c’est quelque chose qui peut rester. Je vois même des adultes qui viennent me voir après des héritages où il y a des destructions totales parce qu’il y a justement ces jalousies entre frères et sœurs.

C’est quelque chose qui est important de traiter, dès le départ, et d’en être bien conscient pour nos enfants, pour leur permettre de grandir en ayant en perspective le fait que ce n’est jamais cette rivalité entre frères et sœurs qui va me permettre moi de bien avancer dans la vie. Pour bien comprendre ce qui se passe dans cette jalousie entre frères et sœurs, c’est qu’il y a souvent cette idée que papa maman pourraient m’aimer moins que l’autre. C’est vraiment cette idée qu’il faut que je m’impose, que je me montre, que je me fasse remarquer, parfois que j’écrase un peu l’autre pour arriver justement à être mis en valeur, mis en avant, et être remarqué par le parent.

Le problème c’est que c’est bien, c’est sain même je dirais, parce que ça permet à l’enfant de trouver sa place, donc ça permet à l’enfant de se montrer tel qu’il est, de vouloir faire ressortir sa vraie personnalité.

Mais le problème c’est que de temps en temps, cela peut virer à l’autodestruction, c’est-à-dire que l’enfant au lieu de vouloir se montrer dans un beau jour, de s’imposer, de se montrer tel qu’il est, il va plutôt rentrer dans une autodestruction où il ne se fera remarquer que quand on va le punir, quand on va lui demander d’arrêter, quand il va taper ou détruire son frère ou sa sœur. En fait, il va se faire remarquer que pour des choses négatives

C’est vraiment important en tant que parent de prendre conscience que l’enfant ne veut pas par lui-même se montrer sous cet aspect négatif. L’enfant a envie d’aimer, d’être aimé pour ce qu’il est. Lorsqu’il se retrouve dans cette espèce d’autodestruction, c’est qu’il attend du parent, que le parent arrive à l’aimer pour ce qu’il est, même quand il est dans cette autodestruction.

Le message vraiment que je voulais vous faire passer aujourd’hui, c’est d’arriver à dire à vos enfants que dans ces moments où justement il y a cette rivalité, plutôt que d’avoir un bouc émissaire en disant c’est encore toi Léa qui a fait ça, c’est de dire plutôt Léa mais pourquoi tu as toujours besoin de te mettre dans une situation comme ça pour te faire souffrir et pour qu’on te remarque. Moi je t’aime pour ce que tu es, et ça me fais mal au cœur de te voir te faire mal comme ça, et je m’en fiche de ce que tu fais de bien ou moins bien par rapport à ton frère ou ta sœur, je t’aime pour ce que tu es. Je crois que c’est vraiment important de dire à vos enfants, mais moi je t’aime d’un amour inconditionnel, peu importe ce que va faire de bien ou moins bien ton frère ou ta sœur, moi je t’aime pour ce que tu es. Justement ne pas rentrer dans ce jeu de la comparaison.

On avait eu une discussion comme ça avec un collègue, où on se disait qu’il ne faut même pas dire « je t’aime autant », c’est « je t’aime pour ce que tu es ». Tout simplement ! C’est tout simple, et pourtant c’est quelques petits mots, et l’enfant le comprend, et ça le rassure. Ça ne va pas changer du jour au lendemain, parce que la rivalité restera, mais tant que ce n’est pas une rivalité dans la destruction, une rivalité saine, qui permet à votre enfant de se positionner.

Bon courage, et n’oubliez pas ces petits mots qui peuvent en revanche faire beaucoup.

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