Deuil d’un proche : comment rester digne ?

Dans le cas de la perte d’un proche, une séparation, un divorce, comment faire face au deuil ?
Comment se reconstruire et vivre sans l’autre ?
Les erreurs à éviter…
Voir la vidéo : “Comment faire face au deuil ?”

Les accompagnements pour aller plus loin :

Transcription de la vidéo :

Alors aujourd’hui, je voulais aborder le deuil, et la question de la dignité dans le deuil. Parce que c’est une problématique que je rencontre couramment dans mon cabinet. Et c’est une problématique beaucoup plus large d’ailleurs que la simple perte d’un proche. Et nous y sommes tous confrontés un jour ou l’autre. J’y suis moi-même confronté, nos proches, …

Et il y a cette question de la dignité qui m’interroge beaucoup. Parce que j’entends souvent ces mots : « Je ne m’autorise pas à pleurer. Ce n’est pas digne. On ne pleure pas devant les autres… »

Particulièrement chez les hommes. Et c’est vrai qu’il y a beaucoup d’hommes qui vont se dire : « Il ne faut pas que je pleure, je dois être fort. Je suis là pour soutenir ma famille, et je ne vais pas commence à pleurer devant ma famille, ça ne serait pas digne. Ca serait faire preuve de faiblesse. Ce n’est pas l’exemple que je veux montrer à mes enfants ».
Ce sont des mots que j’entends régulièrement, et peut-être que vous vous dites cela intérieurement si vous êtes confrontés au deuil.

Et en fait, je crois que l’on se trompe parfois dans cette notion de la dignité. Parce que je crois que ce n’est pas bafouer notre dignité que de s’autoriser à pleurer. D’ailleurs, une des étapes très importante du deuil est justement de savoir pleurer, de pouvoir pleurer la personne perdue.

Ceci est vrai lors d’un décès, mais aussi lors d’une séparation amoureuse, un divorce, …
Dans différentes étapes de la vie, il faut s’autoriser à pleurer. Alors il ne s’agit pas de s’épancher, de faire les pleureuses, comme on peut le voir dans certaines cultures (Bien que j’ai beaucoup de respect pour cette pratique). Je ne vous invite pas à jouer une pièce de théâtre. Non ce n’est pas ça.

Je vous invite au contraire, à pouvoir parler et exprimer librement vos émotions.
J’avais reçu un homme dans mon cabinet, qui ne s’était pas autorisé à pleurer la perte de son père (Et donc le grand père de ses enfants). Parce qu’il ne voulait pas pleurer devant ses enfants. Mais du coup, il vivait avec la sensation de ne jamais avoir pu vivre ce deuil. Il se sentait obligé de soutenir tout le temps tout le monde. Ces proches disaient de lui : il est fort, il est solide, il n’a même pas pleuré à l’enterrement de son père, …
Mais lui avait la sensation de ne pas avoir pu être soutenu, et cela lui pesait.

Lors d’un deuil, ne cherchez donc pas votre admiration dans le fait de ne pas pleurer. Au contraire, sachez être simple dans ces moments là. Vous pouvez vous retirer dans votre chambre pour pleurer, si vous avez besoin de le faire dans l’intimité. Mais ne cherchez pas à tout prix à vous en cacher. Vous avez le droit de pleurer, et vos enfants peuvent vous voir pleurer.

Ce n’est pas mal, bien au contraire.

Je dirais même que cela donne un bel exemple à vos enfants, pour qu’eux aussi s’autorisent à exprimer leurs émotions.
Les larmes sont appropriées à la tristesse. Il y a évidemment un juste équilibre à trouver.

Mais retenez bien que ce n’est pas parce qu’on pleure qu’on perd sa dignité.

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  1. Bonjour camllle
    J’ai bien écouté votre accompagnement car je vis un triple deuil :mon mari est parti au bout de 24 années de vie commune et 3 grands enfants (je vous avais appelé il y a un an je ne sais pas si vous vous en souvenez ) j’ai perdu ma mère en mars et ma grand sœur en juillet 2016 (mort subite)elle était très soutenante et avait beaucoup d’empathie .je me fais accompagnée régulièrement,ce qui me gêne dans vos commentaires c’est le Notion d’objet est ce la relation que vous appelé objet ou la personne ce qui me surprend ;par contre je suis un peu plus éclairée sur le comportement de mes amis à qui j’en voulais du peu d’aide qu’ils me donnent ,mais je comprends en vous écoutant que l’empathie n’est pas donnée à tout le monde et que je dois les accepter en tant qu’amis et ne pas les juger .ce qui est difficile dans ce triple deuil c’est l’omniprésence de mon mari qui n’a pas permis de faire le deuil de ma mère et de la sœur
    Voilà Camille mes petites commentaires ,j’espère que vous les lirez
    Bien à vous
    Patricia renaud parret