Faut-il supporter que nos enfants nous fassent la tête?

Les crises de larmes dans les magasins: qui n’a jamais vécu cette expérience comme acteur ou spectateur ? Pourquoi en être si souvent mal à l’aise ? Dans notre vie d’adulte, nous savons pertinemment que tout n’est pas permis et tout n’est pas facile à obtenir. L’apprentissage de cette morale commence dès la petite enfance. Bien évidemment, personne n’aime faire pleurer un enfant et pourtant plus on cède plus on va laisser croire à ce dernier qu’il suffit de pleurer pour obtenir ce que l’on veut…

Le rôle des parents passe justement par cette grande découverte du petit humain.  L’enfant comprend très vite ses possibilités à faire flancher l’un des parents. Il est capital de s’ancrer dans notre tête le rôle de protection que nous avons sur lui. Grâce aux limites solides, il construit sa future vie en société.

L’enfant est un fin stratagème ; il charme, crie, pleure, bloque son souffle, tape ou fait des sourires ravageurs pour tenter de faire tomber l’autorité pour recevoir l’objet de sa demande. Savoir dire non devient le fondement de son éducation. Il est aussi important de lui expliquer le pourquoi du refus. Il  comprend alors que ce n’est pas simplement pour refouler ses désirs et il ressent la solidité, et donc la sécurité, de ses parent à travers ces interdits.

Très tôt, l’enfant accepte même s’il n’est pas d’accord et toutes ces limites expliquées construisent son raisonnement, son apprentissage et les découvertes de la vie. Il va nous faire la tête car il a besoin d’exprimer son avis, mais tant mieux! Il construit ainsi sa personnalité! Ce petit être comprend aussi nos hésitations et si un jour il gagne « pour avoir la paix » il tentera sa chance, jusqu’à l’épuisement. Il sait aussi profiter du désaccord entre les parents, il est alors préférable pour toute la famille de ne pas se contredire devant lui car il usera de son pouvoir pour jouer sur tous les tableaux.

Si, plus grand, il s’enferme dans sa chambre, ne l’y laissons pas sans lui offrir une sortie de conflit. Lui affirmer notre attention dès son retour, sans le nier, proposer une discussion par rapport à la position de chacun, l’aidera à grandir. Savoir que la discussion tendue, même à l’adolescence, n’est pas bloquée définitivement, encouragera les responsables à la fermeté, la clarté et le respect de chacun.

Les circonstances de la vie apportent aussi de la souplesse. Le temps des vacances autorise les écarts pour l’heure du coucher du soir, les petites friandises, les sorties entre copains, les visites chez l’un ou l’autre ; rencontrer les jeunes et accepter un peu de dérangement momentané permet de mieux voir et comprendre les attitudes de nos enfants. Nous ne pouvons pas oublier notre temps d’adolescence et les réparties envoyées à nos parents lors de nos insuccès !

Evitons de céder pour être au calme rapidement, profitons des discussions acérées pour discuter le calme revenu, ne doutons pas de notre rôle de parents, respectons les différences de caractères et de comportements de chaque enfant, acceptons également de nous tromper, tant que nous restons cohérent l’enfant en tirera un bénéfice!

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