Pourquoi la Charge Mentale crée souvent plus de problèmes qu’elle n’en résout ?

Les accompagnements pour aller plus loin :

Transcription de la vidéo :

On a beaucoup parlé ces derniers temps de ce qu’on appelle la charge mentale.

Cette notion qui a été mise en place a fait couler beaucoup d’encre, a fait parler et réagir beaucoup de personnes. Le concept de charge mentale est en soi intéressant au niveau intellectuel ou conceptuel. Et il est intéressant de comprendre ce qui est derrière la charge mentale.

Simplement attention.

Parce qu’aujourd’hui, la charge mentale est trop utilisée pour aller détruire l’autre sexe. Je le vois trop souvent dans mon cabinet. Je rencontre des femmes qui se sentent très légitimes à dire qu’elles ont la charge mentale, toute la charge mentale de la famille, et des hommes qui évidemment ne peuvent pas dire le contraire. Parce que oui c’est vrai qu’il y a une « charge mentale » sur l’organisation de l’intérieur de la maison, des enfants, peut-être même parfois du quotidien de la vie avec les amis, … C’est vrai que les femmes vont prendre en charge pas mal de choses à ce niveau-là et on a des hommes qui du coup se sont un peu réduits à côté, sans trop savoir comment se placer et devant se justifier sur leur façon à eux d’agir.

En réalité attention, parce que oui la notion de charge mentale est intéressante, mais attention à ce que vous en faites.

Je pense que nous, les femmes, nous devons prendre vraiment conscience de notre tendance à se faire des to-do-list qui n’en finissent plus. Et c’est parfois très persécuteur, parce qu’on se rend compte qu’on n’a jamais fini. Que quand une tâche est enfin finie, il y en a une autre qui arrive.

Notre fonctionnement, notre organisation est quelque chose sur lequel nous devons nous interroger. Mais n’utilisez pas la charge mentale comme un argument légitime pour générer une guerre des sexes dans votre couple.

En fait, dans le couple, il n’y a pas une symétrie qui va nous permettre d’être heureux.

C’est intéressant par exemple de voir que statistiquement, on voit que les femmes ont plus de mal à lâcher le linge et faire confiance à leur conjoint sur le fait de faire les lessives. En fait, tout simplement, si on demande la symétrie il faut aussi qu’on accepte que les choses ne soient pas faites de la même façon que nous aimerions qu’elles soient exécutées. Peut-être que oui, les vêtements auxquels je tenais, mon conjoint y fait un peu moins attention. C’est peut-être moins important pour lui, et donc ce ne sera peut-être pas fait de la même façon que moi je l’espère. Et si ça m’énerve, je ne peux pas reprocher à l’autre de faire les choses à sa manière, et de ne pas les faire à ma façon.

Il faut donc effectivement que l’on s’interroge sur cette charge mentale.

Mais qu’est-ce que j’ai vraiment envie de déléguer ?
Est-ce que je suis prête à déléguer en toute confiance, en laissant carte blanche ?
Ou bien ai-je envie de déléguer, mais en contrôlant ?

Parce qu’hélas, on tombe souvent dans ce que l’on appelle la guerre des sexes. L’autre n’est jamais suffisamment bien, l’autre ne fait jamais suffisamment assez, et du coup l’autre ne fait finalement jamais les choses tout court.

Il faut être vigilant, parce qu’on a tendance du coup à réduire l’autre. Pour les hommes à avoir une vision négative sur les femmes, et les femmes à avoir une vision négative sur les hommes.

Cherchons au contraire à comprendre pourquoi tous les deux nous agissons ainsi. Quels changements pouvons-nous opérer, faire, pour prendre un peu moins de « charge mentale » sur les épaules ?

Peut-être pourrions-nous déléguer un peu plus ?
Suis-je capable d’ailleurs de déléguer à mon conjoint ?
Est-ce que ce que je ne fais pas, c’est forcément mon conjoint qui devra le faire ?
Ou bien peut-on trouver une autre solution ?
Est-ce qu’il y a certaines tâches qu’on ne peut pas tout simplement abandonner ?
Est-ce que c’est vital ?

Vous voyez il y a plein de questions à se poser autour de ça.
Mais sortez vraiment de ce regard négatif sur l’autre. Il faut sortir de l’idée que nous avons des qualités que l’autre n’a pas.

C’est vrai, nous sommes différents. Mais au-delà de cette différence, essayons au contraire de se dire : qu’est-ce qui fait que j’ai besoin de toi ? Qu’est-ce que tu as toi que moi je n’ai pas ?

Plutôt que de dire : « moi, j’ai ça. Toi tu ne l’as pas et donc c’est trop lourd pour moi. »

Vous voyez qu’on peut sortir de cet échange qui est négatif, et peut-être un peu réducteur, pour aller dans quelque chose de beaucoup plus constructif, positif.

Vous allez découvrir que vous pouvez vous appuyer sur l’autre, là où en fait c’est peut-être vous qui vous en mettez peut-être trop sur les épaules, et que vous pouvez un peu abandonner de cette « charge mentale ».

Je vous invite à retourner dans l’admiration de l’autre, de ses qualités, plutôt que de vous vous dire : moi j’ai beaucoup de qualités que l’autre n’a pas.

Parce que si vous faites ça, forcément oui vous allez porter plus de « charge mentale » sur les épaules…

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