Pourquoi accepter la frustration?

              Laura est la mère d’un petit garçon de 11 ans qui se fait rejeter par ses camarades à l’école. Elle s’en rend d’autant plus compte que lorsqu’elle veut lui inviter des amis personne ne vient. Quelle douleur pour une mère ! Quelle attaque dans son amour maternel ! Et comment, après cela, arriver à dire à son fils qu’il ne peut pas être toujours en train de traîner autour d’elle, qu’il faut qu’il arrive à trouver des occupations seul, que sa maman a besoin aussi de pouvoir faire quelque chose tranquillement, qu’il ne peut pas toujours être au cœur de l’attention de toute sa famille…. « J’ai l’impression de le rejeter à mon tour, il part en pleurant et en disant que je ne l’aime pas, comment voulez-vous que je ne cède pas ? Il est déjà tellement rejeté de partout… »

                Ce que vit Laura peut faire résonnance chez d’autres mères ou, au contraire, sembler extrême. Et pourtant, le plupart des mères et/ou des pères sont confrontés à ce sentiment. Lorsque l’on parle d’enfant Roi, on parle d’enfants dont les parents ont du mal à mettre des limites, à être autoritaires quand il le faut. Et pourtant, ce n’est pas aider l’enfant que le laisser faire ce que son instinct lui indique. Pour se sentir sécurisé, l’enfant a besoin de pouvoir grandir dans un cadre dont il connaît les limites. Sinon le monde est bien trop vaste et il peut s’y perdre. S’il sait que son papa ou sa maman seront là pour lui dire de ne pas franchir cette route seul, il peut tester sans angoisse différents chemins car il sait que son guide veille sur lui. Au contraire, s’il ne sent pas cette présence rassurante, il va s’aventurer avec angoisse sans savoir où cela le mène et en étant seul en cas de danger. Aussi, si les enfants font ce qu’ils veulent à la maison, ils auront du mal à s’adapter à l’école et répondre aux contraintes scolaires et groupales. Ils ont besoin d’expérimenter la frustration chez eux, dans un cadre secure où les liens affectifs ne sont pas remis en question. C’est ainsi qu’ils pourront s’intégrer plus facilement dans leur groupe de pairs.

                Tout cela implique cependant que les parents soient capables eux aussi de supporter la frustration. S’entendre dire par son enfant qu’on est le plus méchant des parents n’est pas si simple que cela. Alors parents, dites-vous que si votre enfant se permet de vous dire cela c’est qu’il sait que le lien qui vous uni à lui ne sera pas modifié. Dire cela à un camarade peut entraîner une coupure définitive de leur amitié. Alors qu’à son père ou sa mère , il sait que dans quelques heures ces derniers seront là pour lui faire un câlin ! En tant que parent vous devez vous montrer solide et suffisamment fort pour résister à ces attaques. Que votre enfant sente qu’il peut se reposer sur vous et que vous ne vous effondrez pas à chaque attaque !

                Pour le bien de votre enfant ça vaut le coup !

 

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